Canada - Autochtones Table ronde


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Séance de suivi sectorielle sur l'apprentissage continu - Rapport des Facilitateurs

Séance de suivi sectorielle sur l’apprentissage continu (2) :Éducation postsecondaire et développement des compétences

RÉSUMÉ DES DISCUSSIONS - GROUPE DE DISCUSSION DES PREMIÈRES NATIONS

Compétence

Éléments principaux de la discussion sur les questions de compétence :

  • Dans les domaines que les Premières nations ont le contrôle et peuvent prendre des décisions.
  • Créer/reconnaître des institutions externes et internes (p. ex. les centres d’apprentissage).
  • Le but visé en matière de compétence est d’appuyer les objectifs et les valeurs des Premières nations et d’aborder la décolonisation.
  • Justifie une refonte des systèmes et des politiques.
  • Appui au système par le biais d’un financement réaliste/direct.
  • Processus mené par les Premières nations en collaboration avec le gouvernement.
  • L’éducation postsecondaire constitue un mandat du gouvernement fédéral et non seulement une responsabilité sociale.
  • L’apprentissage continu est un droit des Premières nations.
  • Le but de l’éducation est d’assurer la survie en tant que peuple unique et distinct.

Nous avons atteint le but quand les Premières nations sont :

  • En bonne santé; indice du développement humain égal ou supérieur à celui des autres groupes.
  • Des participants à l’économie des Premières nations et à l’économie mondiale sur un pied d’égalité avec les autres intervenants.
  • En bonne connaissance des langues, des cultures, des traditions, de l’histoire et de la vision du monde des Premières nations, ainsi que des possibilités qui s’offrent à elles.
  • Évolution moderne de la culture et des traditions.
  • Décolonisation.
  • Établissements d’études postsecondaires reconnus et financés par le gouvernement fédéral pour les Premières nations et qui seront constitués, gérés et gouvernés par les Premières nations.
  • Reconnaissance aux Premières nations d’une part de la compétence (gouvernance) à l’égard des établissements réguliers d’études postsecondaires.
  • Possibilité, pour les Premières nations, de déterminer à quelles fins exactement peut être dépensé le financement destiné à l’éducation postsecondaire.
  • Changement de mentalité au premier niveau du gouvernement, et non seulement aux troisième et quatrième niveaux.
  • Le gouvernement fédéral reconnaît la compétence des Premières nations dans le domaine de l’éducation et du développement des compétences et, en partenariat avec les Premières nations, discute avec les provinces et les territoires afin d’obtenir leur collaboration pour l’application de cette compétence.
  • Les Premières nations autonomes, les Premières nations non autonomes, le gouvernement fédéral et le gouvernement du Yukon possèdent des ressources et des capacités.
  • Collaboration – mandat de collaborer avec le gouvernement fédéral, au niveau du premier ministre; les Premières nations surveillent le processus.
  • En plus de reconnaître la compétence des Premières nations, le gouvernement fédéral accordera le financement adéquat, qui sera transmis directement aux autorités des Premières nations compétentes en matière d’éducation et de développement des compétences.
  • •Le financement destiné à l’éducation doit tenir compte des besoins des collectivités; une certaine latitude doit donc être accordée quant à son utilisation.
  • Le financement des établissements des Premières nations doit être considéré comme un investissement dans le développement global des Premières nations et de leurs membres, peu importe leur lieu de résidence (les politiques et les mesures législatives doivent assurer légitimité/souplesse pour le gouvernement fédéral).
  • Les établissements des Premières nations reçoivent un financement accru, comparable à celui des établissements réguliers, continu et durable, dont le niveau est établi selon les besoins et la fréquentation.
  • Les établissements et les membres des Premières nations (spécialistes de l’éducation postsecondaire) sont rétribués pour les services qu’ils fournissent aux établissements d’enseignement du système régulier (services non administratifs et tâches ne cadrant pas dans leurs fonctions professionnelles, comme par exemple, participation à des comités, prestation de conférences, prestation de conseils sur les questions touchant les Premières nations).
  • Le financement destiné à l’éducation postsecondaire ne doit pas être imposable puisqu’il constitue un droit issu de traité et un droit inhérent.
  • Langues des Premières nations reconnues et confirmées comme langues officielles.
  • Gestion par les Premières nations de leur propre système d’éducation.
  • Nécessité de prévoir un processus de transition pour passer de l’exécution de programmes à la gestion d’un système d’éducation.
  • Contrôle dans les collectivités.
  • Tenir compte du contexte géographique et de la diversité des Premières nations du Canada pour ce qui est de leur niveau de développement et de leur capacité en matière d’éducation.
  • Les Premières nations se créent un modèle de système d’éducation et l’appliquent, au lieu d’utiliser le modèle régulier qui est bureaucratique, inadéquat et lourd.
  • Prestation des services selon un principe de guichet unique.
  • Règles équitables à la grandeur du système, à l’égard des ressources humaines et financières, dans le but de renforcer les capacités.
  • Les Premières nations doivent pouvoir contrôler leurs établissements d’enseignement et ceux-ci doivent être reconnus comme institutions crédibles par les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux, de même que par la population en général.
  • Les établissements d’enseignement des Premières nations doivent être adaptés, réceptifs, souples, abordables et accessibles, selon un système de valeur établi par les Premières nations, et financés selon leur rendement.
  • Nécessité de corriger les lacunes de la politique et des systèmes actuels.
  • Éliminer la liste d’attente de façon à ce qu’aucun étudiant des Premières nations ne soit privé d’éducation postsecondaire ni de la possibilité de développer ses compétences.
  • Reconnaître la nécessité, pour les Premières nations, de prendre en charge leurs propres établissements d’enseignement postsecondaire et reconnaître les initiatives qu’elles ont prises ou qu’elles projettent de prendre en cette matière et investir en tenant compte de ces réalités.
  • Obliger les gouvernements provinciaux à rendre des comptes aux Premières nations relativement au financement qu’ils reçoivent pour l’éducation.
  • Réalisation de recherches, par les Premières nations, afin d’élaborer du matériel éducatif à inclure aux programmes d’études.
  • Examiner les nombreux rapports, documents, études, initiatives fédérales et recherches réalisés dans les 25 ou 30 dernières années. Inutile de réinventer la roue.
  • S’occuper de la décolonisation.
  • Éducation antiraciste.
  • Éducation basée sur les valeurs.
  • Enseignants et experts traditionnels.
  • Analyse comparative de l’égalité des sexes appliquée à l’élaboration et à l’examen des politiques et des programmes.
  • Il ne faut pas être encore au même point dans 10 ans, à tergiverser sur ces idées.
  • IL FAUT AGIR MAINTENANT!

Accessibilité et intégration

Quelles mesures favoriseraient l’accessibilité à l’éducation postsecondaire?

Dans l’immédiat

  • Élaborer un mécanisme dirigé par les Premières nations et visant à améliorer l’accessibilité à l’éducation postsecondaire.
  • S’assurer que le financement destiné à l’éducation postsecondaire augmente au même rythme que le coût de la vie et qu’il est adéquat, compte tenu des besoins et des coûts actuels du marché.
  • Faire en sorte que les programmes soient adaptés aux collectivités et qu’ils soient conçus, élaborés et exécutés par des membres des Premières nations – cibler le développement des ressources et des capacités.
  • Éliminer le plafond au financement.

À long terme

  • Créer et revitaliser une culture d’apprentissage au sein des collectivités des Premières nations, p. ex. éliminer l’influence négative des pairs; faire connaître les possibilités d’emploi et les études qu’elles exigent.
  • Renforcer l’apprentissage et la culture des Premières nations dans tous les aspects des divers contextes et processus.
  • Formation interculturelle imposée par la loi et obligatoire pour tout le personnel des établissements d’éducation postsecondaire du Canada.

Compétence

  • Reconnaissance, par le gouvernement fédéral, de sa responsabilité fiduciaire.
  • Participation des Premières nations à la modification des critères d’admissibilité au financement.
  • Élimination du plafond au financement, attribution de financement additionnel, modification de la politique fédérale sur le soutien aux Autochtones ayant une déficience, apport de crédits d’impôt et d’investissements des entreprises, attribution de bourses au moment opportun, exemption des frais de scolarité/indexation/coût de la vie, fonds de recherche.
  • Modification des modes de financement (p. ex. gestion de l’éducation postsecondaire par les Premières nations du Yukon).
  • Collaboration avec les ministères fédéraux.
  • Partenariats avec l’industrie (p. ex. initiatives antidécrochage, lien entre l’éducation et le travail).
  • Établissement de « relations d’affaires » avec les établissements d’apprentissage.
  • Création de liens entre les collectivités et les instituts professionnels.
  • Soutien aux particuliers.
  • Soutien à la sortie de l’école secondaire.
  • Soutien au développement des compétences.
  • Soutien pendant la transition vers le marché du travail.
  • Soutien de base (services de garde, logement, équipement).
  • Accroissement du niveau d’alphabétisation.
  • Ajustements au système.
  • Éducation solide de la maternelle à la 12e année.
  • Élimination des contraintes imposées par les politiques.
  • Programmes communautaires (développement des ressources et des capacités).
  • Établissements d’apprentissage offrant des conditions d’admission souples; augmentation du nombre de sièges pour les étudiants/conseil/sénat; accès au programme d’études supérieures.
  • Participation étudiante reflétant la démographie (p. ex. études, carrières, égalité des sexes).
  • Formation interculturelle imposée par la loi et obligatoire pour tout le personnel de tous les établissements.
  • Promouvoir une culture d’apprentissage auprès des étudiants.
  • Accroître le counselling et la sensibilisation à l’éducation et à la carrière.
  • Modèles d’identification.

Comment améliorer la coordination et la collaboration dans le domaine de l’éducation postsecondaire?

Dans l’immédiat

  • Ressourcement en vue d’un conseil d’accréditation des Premières nations.
  • Création d’un fonds de renforcement des capacités.
  • Émission par le Canada de l’équivalent d’un décret-loi (comme il se fait aux États-Unis) pour le financement d’établissements et de collèges des Premières nations.
  • Abolition du Programme d’aide aux étudiants indiens au profit d’un soutien institutionnel pour les Premières nations.
  • Examen des possibilités de soutien législatif pour les établissements des Premières nations.
  • Attribution de ressources d’appui pour les étudiants.

À long terme

  • Fonds de renforcement des capacités entièrement fonctionnel.
  • Stratégie de perfectionnement professionnel durable axé sur la carrière et non le pseudo-esclavage et le salaire minimum.

À court terme

  • Réorganisation de l’Entente sur le développement des ressources humaines autochtones (EDRHA).
  • La compétence est la voie principale et privilégiée établissant le fondement législatif des collèges des Premières nations.
  • •Avec des ressources (de base, en recherche, en développement, en capital, en infrastructure, par habitant, fonds et pour le développement des capacités).
  • Établir et utiliser une définition propre aux Premières nations pour la collaboration, les relations et les processus de prise de décision.
  • Orienter la qualité de l’éducation.
  • Emplois, personnes en santé, renforcement de l’identité, développement personnel.
  • Prévoir les besoins et établir les plans en fonction de ceux-ci.
  • Créer des réseaux régionaux et nationaux.
  • Instituts indigènes.
  • Partage de l’information.
  • Superviser et aider les étudiants.
  • Discuter, travailler et collaborer avec une vaste gamme d’établissements.
  • Efforts conjoints d’élaboration et d’exécution de programmes d’études.
  • Transférabilité des titres de compétences.
  • Éduquer le public en général.

Comment favoriser le développement des compétences?

Mesures immédiates

  • Coordination, planification et communication.
  • Intégration et liens entre les intervenants, les bailleurs de fonds et les collectivités (au plan régional et interrégional).
  • Facilitation de la création d’un réseau.
  • •Base de données sur la formation et l’éducation des Autochtones (p. ex. portail Web).
  • Rationalisation des programmes de développement des compétences (simplifier le processus qui exige trop de formalités administratives).
  • Accès des collectivités aux programmes.
  • Éducation à distance.
  • Programmes et services axés sur les clients.
  • Programmes préalables à l’emploi reconnaissant le fait que les étudiants adultes ont évolué en marge d’un système structuré.
  • Plan de recrutement pour aider les diplômés à trouver un emploi (attribution d’incitatifs pour les postes de premier échelon).
  • Capacité des Premières nations d’analyser la collecte des données.
  • Formation donnée aux groupes responsables de la prestation pour les aider à comprendre les défis qui touchent les personnes ayant des déficiences.
  • Soutien aux apprenants.
  • Accès aux services de garde/transport.
  • Souplesse des programmes.
  • Rétablissement des compressions de financement.
  • Plus de fonds alloués aux programmes de développement des compétences.
  • Sécurité financière garantie aux personnes qui veulent passer d’un programme de soutien financier à un programme de développement des compétences.

Mesures à long terme

  • Attribution de ressources financières.
  • Améliorer la promotion du développement des compétences auprès des Premières nations.
  • Formation des conseillers.
  • Aborder les exigences de base en matière d’alphabétisation et de conditions d’admissibilité.
  • Accroître la formation offerte aux Premières nations menant à des emplois bien rémunérés et exigeant un niveau élevé de compétences.
  • Susciter la volonté et la capacité d’améliorer la coordination et la collaboration au moyen des mesures suivantes :

Engagement tangible du gouvernement fédéral à :

  • donner les pleins pouvoirs et confier la prise en charge aux Premières nations
  • faire participer les Premières nations du Yukon au développement des compétences et à la prestation de programmes connexes au Yukon et leur donner le contrôle dans ce domaine
  • adopter la définition des Premières nations de la consultation et de la collaboration (y compris la prise de décision)
  • attribution immédiate et effective de ressources
  • capacité de planification des ressources humaines au niveau communautaire
  • ressources et experts pour appuyer les jeunes ayant des besoins spéciaux
  • bibliothèques (communautaires et non seulement dans les écoles), technologie informatique, laboratoires de sciences, arts industriels et éducation à distance
  • sommets régionaux réunissant tous les intervenants
  • intégration du financement de l’EDRHA et de l’aide sociale
  • éliminer les obstacles, notamment en matière de services de garde et de transport
  • aider les gouvernements fédéral/provinciaux/territoriaux/autochtone/municipaux à régler les problèmes de logement des étudiants
  • encourager la collaboration interministérielle (RHDCC/AINC) et la collaboration et la coordination intraministérielles (entre les régions) pour habiliter les Premières nations
  • compréhension par tous les intervenants de ce que signifie et exige l’apprentissage continu (pas de promotion automatique)
  • établir dans chaque province et territoire une université et/ou un centre d’apprentissage technique géré par les Premières nations
  • éliminer les obstacles discriminatoires qui limitent l’accès aux subventions provinciales
  • partenariats avec l’industrie et stages en industrie
  • faciliter le perfectionnement professionnel
  • examiner l’accessibilité aux emplois de premier échelon
  • éliminer les autres obstacles (p. ex. racisme, etc.)
  • programmes institutionnels abordables et adaptés aux collectivités.

Capacités et durabilité

Comment accroître la capacité de tenir un discours éclairé sur la mise en œuvre de la vision et des idées des Premières nations?

  • Compétence et ressources.
  • Plan stratégique traitant du temps, des coûts et des méthodes de transfert.
  • Adieu Loi sur les Indiens, bienvenue autonomie gouvernementale.
  • Intégration du concept d’édification de la nation.

Que doit faire le gouvernement pour susciter des progrès en matière d’éducation postsecondaire et de développement des compétences?

  • Création immédiate d’institutions autochtones (p. ex. agence autochtone du renseignement).
  • Financement soutenu à long terme pour établir un réseau national autochtone sur l’apprentissage continu qui régularisera les communications et permettra l’échange de pratiques exemplaires et de ressources.
  • Présence des Premières nations aux échelons clés de la prise de décision en matière d’éducation postsecondaire et de développement des compétences.
  • Augmentation du financement aux fins suivantes : outils facilitant la prise de décisions professionnelles adaptés en fonction de l’âge, instituts, autorités régionales en matière d’éducation, recherche et infrastructure de recherche.
  • Véritables partenariats avec le gouvernement.

Comment savoir si on avance?

  • Augmentation du nombre d’étudiants au niveau postsecondaire.
  • Augmentation de l’indice du développement humain.
  • Augmentation du nombre de membres adultes des Premières nations formés et instruits.
  • Économie des Premières nations davantage axée sur la durabilité, l’écologie, l’environnement et la culture.
  • Stratégie détaillée visant à inclure les bénéficiaires de l’aide sociale dans l’apprentissage continu.

Nécessité de mesures immédiates

  • Investir maintenant, économiser plus tard.
  • Consulter de nouveau le rapport de la CRPA et mettre en œuvre ses recommandations.

Programmes d’études et recherche-développement

Quels sont les changements et les améliorations à apporter dans le domaine de la recherche-développement et de l’élaboration de programmes d’études pour répondre aux besoins des Premières nations?

 

  • Les objectifs en matière de recherche doivent être fixés, dirigés et mis en œuvre par les Premières nations, sous la supervision d’un comité de révision déontologique des Premières nations.
  • Les connaissances indigènes proviennent des langues, des traditions et des histoires indigènes et sont essentielles à l’éducation et à l’apprentissage continu des Premières nations.
  • Les méthodes de recherche adaptées à la culture des Premières nations comprennent la recherche participative.
  • Investir davantage dans la recherche et faciliter l’accès à l’ensemble du financement actuellement disponible pour la recherche (par et pour les Premières nations).
  • Intégrer du contenu autochtone dans les programmes d’études généraux.
  • Plus de ressources pour renforcer les capacités au sein des établissements gérés par les Premières nations et les processus régis par les Premières nations pour mener des recherches et élaborer des programmes d’études.
  • Recherche sur les programmes d’études spécifiques à chaque sexe et sur le rôle des femmes (p. ex. les processus matrilinéaires).
  • Renseignements véridiques et exacts sur l’histoire des différents groupes culturels et linguistiques des Premières nations.
  • Recherche par les Premières nations sur la démocratie, la justice et les gouvernements traditionnels.
  • Environnements diversifiés de recherche et d’apprentissage.

Comment apporter ces changements?

  • Centres d’excellence intégrés des Premières nations sur la recherche et l’élaboration de programmes d’études dans chaque région.
  • Appui du Centre de recherches en sciences humaines, du Centre de recherches en sciences naturelles et en génie et du Conseil des arts du Canada aux recherches menées par les indigènes.
  • Chaires de recherche indigènes dans les établissements d’études supérieures occupées par des chercheurs au fait de la culture autochtone.
  • Revitalisation des langues des Premières nations.
  • Centres de recherche des Premières nations par et pour les Premières nations, contrôlés par les Premières nations et profitant aux collectivités des Premières nations.
  • Organisme de certification des Premières nations.
  • Augmentation du nombre de protocoles de recherche dans les collectivités des Premières nations.
  • Coordination et collaboration avec les intervenants clés.
  • Capacité accrue de répondre aux besoins des Premières nations.
  • Chercheurs métis, inuits et des Premières nations.
  • Instructeurs des Premières nations possédant une perspective mondiale.

Comment savoir si on avance?

  • Intégration de la culture des Premières nations, avec une perspective mondiale, à tous les niveaux de l’apprentissage continu.
  • Établissement d’un conseil de recherche des Premières nations sur l’apprentissage continu.
  • Indicateurs du succès des Premières nations.
  • Augmentation du nombre de chaires de recherche autochtones.
  • Augmentation du nombre d’étudiants diplômés.
  • Augmentation du nombre d’enseignants et de chercheurs des Premières nations.
  • Résultats de recherche pertinents et positifs.

Application des optiques d’analyse communes – Premières nations

Tout au long des discussions, on a tenu compte des trois optiques d’analyse communes. Le thème général de la discussion était la création de systèmes d’éducation accessibles à tous les membres des collectivités. Lors de l’évaluation des recommandations dans l’optique de l’égalité entre les sexes, la question d’accessibilité est revenue à maintes reprises, particulièrement en ce qui concerne les femmes et les personnes ayant une déficience.

Toutes les politiques en matière d’éducation et toutes les lignes directrices des programmes doivent être immédiatement revues et remaniées, par les Premières nations et pour les Premières nations, dans une optique d’égalité entre les sexes et en tenant compte des besoins des personnes ayant une déficience.

Dans l’élaboration de programmes d’études des Premières nations, il est impératif d’avoir le souci de l’égalité entre les sexes. Par ailleurs, des programmes d’études sexospécifiques doivent être élaborés sur le rôle de la femme, afin de favoriser la compréhension du processus matrilinéaire et du caractère unique du féminisme chez les Premières nations.

Afin de renforcer les capacités des femmes des Premières nations relativement aux systèmes d’éducation, celles-ci doivent pouvoir siéger aux conseils scolaires et aux conseils d’établissements universitaires et collégiaux et les plans de gestion des ressources humaines doivent prévoir l’inclusion des femmes des Premières nations.

Toujours dans l’optique de l’égalité entre les sexes et en matière d’accessibilité, il a été souligné que les hommes étaient beaucoup moins nombreux à accéder aux études postsecondaires que les femmes. À cet égard, il est nécessaire de cerner et d’éliminer les facteurs qui empêchent les hommes de poursuivre leurs études (p. ex. influence négative des pairs, conception des programmes d’études). En ce qui concerne l’accessibilité, certains besoins ont été exprimés en matière de services de garde et de transport et relativement à la création de programmes de formation adaptés pour les personnes ayant une déficience, le tout afin de favoriser la participation dans les systèmes d’éducation.

Par ailleurs, dans l’élaboration d’un système d’éducation pour les Premières nations, il est essentiel de tenir compte des différences inhérentes à la situation géographique des diverses Premières nations du Canada, de sorte que tous les membres des Premières nations aient accès à l’éducation (programmes préparatoires à l’entrée à l’université, éducation à distance). Des recherches doivent être effectuées sur divers environnements d’apprentissage (p. ex. apprentissage d’aptitudes en maternage dans les centres de naissance, dans les refuges destinés aux personnes violentées, etc.) afin qu’éventuellement, des modes d’enseignement différents et efficaces puissent voir le jour.

Table des matières

Les documents affichés sur ce site ne représentent pas nécessairement les vues des gouvernements ou des associations autochtones nationales. Ce site n’a pour seul objet que de mettre à la disposition des intéressés l’information touchant la Table ronde Canada-Autochtones (documents de fond, rapports sectoriels et rapport final rédigés par les facilitateurs, ordres du jour, couverture médiatique).


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