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Séance de suivi sectorielle sur l'apprentissage continu - Rapport des Facilitateurs
Séance de suivi sectorielle sur l’apprentissage continu (2) :
Éducation postsecondaire et développement des compétences
RÉSUMÉ GLOBAL DE LA SÉANCE
Processus de travail
Dans chaque séance de suivi sectoriel, on s’est assuré de consacrer la plus grande partie du temps aux discussions, pour lesquelles les participants étaient divisés selon les trois groupes autochtones : les Premières nations, les Inuits et les Métis. La liste des participants indique que le groupe de discussion des Premières nations comptait 41 participants, celui des Inuits, 24 et celui des Métis, 34. Conformément à l’ordre du jour, les groupes de discussion se sont penchés sur les thèmes suivants :
- compétence et prise en charge;
- accessibilité et intégration;
- développement et maintien des capacités;
- élaboration des programmes d’études et recherche-développement.
Des questions initiales avaient été établies pour chaque thème et communiquées aux participants (dans l’ordre du jour) avant la tenue de la séance de suivi sectoriel. Jouant le rôle de balises, ces questions ont aidé les participants à concentrer les discussions sur les domaines à examiner, aux fins de l’atteinte des objectifs de la séance. Les facilitateurs se sont servi des questions initiales, ainsi que d’autres questions connexes, pour diriger les échanges. Lorsque le temps le permettait, les participants avaient pour consigne de projeter à court, à moyen et à long termes les mesures qu’ils proposaient et de rédiger une synthèse du message clé que désirait faire passer leur groupe.
À chaque étape des discussions, les participants devaient évaluer leurs recommandations selon trois optiques d’analyse :
- Les femmes auront-elles leur mot à dire et/ou pourront-elles faire valoir leurs points de vue et leurs préoccupations?
- Les besoins et les préoccupations des Autochtones vivant en milieu urbain, nordique ou éloigné ont-ils été pris en compte?
- Les questions touchant les personnes ayant une déficience ont-elles été prises en compte?
Pour chaque thème, afin d’optimiser l’apport des participants, les facilitateurs ont utilisé divers exercices d’animation qu’ils avaient adaptés en fonction, notamment, du temps disponible, du nombre de participants, de la taille des salles de discussion et des thèmes à aborder. Dans la plupart des cas, les participants étaient divisés en petits groupes, afin d’obtenir de tous la meilleure contribution possible.
Résumé global
Les principales préoccupations exprimées durant les deux séances de suivi sectoriel sur l’apprentissage continu se ressemblent beaucoup. Les différences se situent essentiellement dans la manière de décrire les mesures recommandées, dans le contexte du secteur examiné soit, dans le cas présent, les études postsecondaires et le développement des compétences.
Lors de la rédaction de la section d’analyse comparative relativement aux quatre domaines stratégiques prioritaires établis pour cette séance de suivi sectoriel sur l’apprentissage continu (études postsecondaires et développement des compétences), il est apparu que les préoccupations exprimées et abordées rejoignaient celles qui étaient ressorties de la première séance de suivi sectoriel sur l’apprentissage continu. Les préoccupations ayant été exprimées par les trois groupes de discussion dans les domaines stratégiques prioritaires sont les suivantes :
Compétence et prise en charge
Dans leurs notes, les trois groupes de discussion font maintes fois référence au fait que les groupes autochtones souhaitent exercer des compétences et une prise en charge accrues en ce qui concerne l’éducation de leurs membres. Ils proposent même diverses approches à cet effet et estiment qu’il est essentiel que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux reconnaissent cette compétence si on entend confier aux groupes autochtones la responsabilité d’élaborer et de prendre en charge des systèmes d’éducation efficaces.
Accessibilité et intégration
L’amélioration de l’accessibilité et de l’intégration est souvent perçue comme intimement liée au règlement des questions de compétence, surtout en raison du fait que ces questions font obstacle à l’élaboration et à l’administration de systèmes d’éducation efficaces, qui seraient conçus par et pour les Autochtones. Les principales suggestions à cet égard visent l’amélioration de la souplesse dans l’élaboration de programmes d’études, de la coordination et de la communication aux niveaux régionaux et interrégionaux, ainsi que du soutien en matière notamment de services de garde, de transports et d’autres secteurs où une aide est requise (p. ex. vêtements, équipement, etc.). Pour ce thème, comme d’ailleurs pour tous les thèmes, les participants ont mentionn&eac ute; qu’il était impératif d’augmenter le niveau, la souplesse et la durée du financement disponible afin d’améliorer les conditions actuelles et de fournir la chance à tous les Autochtones d’acquérir une éducation, peu importe leur situation.
Développement et maintien des capacités
De nombreuses idées ont été soulevées quant aux façons de renforcer les capacités, à divers égards, dans le système d’éducation (p. ex. en matière de ressources humaines, de capacités institutionnelles, de gestion, etc.), et ce, pour faire en sorte que la qualité de l’éducation transmise réponde aux besoins de tous, particulièrement durant les périodes de transition importantes. Tous les groupes de discussion ont demandé de l’aide pour la création d’institutions d’enseignement adaptées à la culture (p. ex. les centres d’apprentissage ou houses of learning). La plupart des recommandations exprimées requièrent une augmentation du financement et de la latitude associée (p. ex. financement pluriannuel).
Programmes d’études et recherche-développement
Il est nécessaire d’effectuer des recherches afin, entre autres, de combler les lacunes en termes de données, d’analyser les besoins, d’éliminer les obstacles à l’accessibilité et de trouver des façons d’appuyer la validation des connaissances traditionnelles et leur inclusion dans les programmes d’études. Les processus de recherche et d’élaboration de programmes d’études et les produits qui en sont issus devront tenir compte de l’identité des diverses populations métisses, inuites et des Premières nations, permettre un engagement direct et prévoir la participation des Aînés. Les programmes d’études en usage dans les établissements d’enseignement réguliers doivent être modifiés afin de tenir compte des réalités culturelles et des droits des Autochtones. Le fruit des recherches et les nou veaux programmes d’études devront par la suite être diffusés partout.
Table des matières
Séance de suivi sectorielle sur l'apprentissage continu - Rapport des Facilitateurs
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